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11_2019

BSLA Unternehmerforum 2019

Forum des entrepreneurs FSAP 2019

Die zweite Ausgabe des Forums fand am 25. Oktober 2019 in Bern statt und widmete sich dem Thema Wettbewerbe. 
Le deuxième forum a eu lieu le 25 octobre 2019 à Berne et a été consacrées à la thématique des concours.

(texte français en bas)

Die Tatsache, dass Landschaftsarchitekten bei Bewerbungen für interdisziplinäre Wettbewerbserfahren oft das «Zünglein an der Waage» sind, ist zunehmend problematisch. Die Programme der Wettbewerbe werden unterschiedlich ausgelegt, es gibt solche die in der Bewerbungsphase mehr Spielraum ermöglichen, andere die äusserst starr sind. Die Kapazitäten der Landschaftsarchitekturbüros sind beschränkt. Absagen an Architekten-Anfragen werden mitunter nicht verstanden. Die Landschaftsarchitekten verhindern in solchen Fällen teilweise eine Bewerbung der Architekten da diese keinen Landschaftsarchitekten finden. Es droht die Gefahr, dass deswegen wieder vermehrt Wettbewerbe ohne Landschaftsarchitektur-Beteiligung durchgeführt werden und die Landschaftsarchitektur dadurch wieder an Bedeutung einbüssen wird. Dies gilt es zu verhindern.

Wettbewerbe und andere Konkurrenzverfahren sind nicht nur eine gutes Akquisitionsmittel für Landschaftsarchitekten, durch die Vielzahl von Lösungsvorschlägen erhalten Bauherrschaften eine Auswahl von Vorschlägen die einander gegenübergestellt werden können, sie sind auch ein Instrument der Nachwuchsförderung. Offene Verfahren bieten jungen Büros die Chance, sich mit erfahrenen Büros zu messen und an Aufträge zu gelangen, die sie ohne Wettbewerbe kaum erhalten würden. Leider erhalten selektive Verfahren immer mehr den Vorzug.

Dennoch gibt es auch beim Wettbewerbswesen diverse Punkte die zu überdenken, gerade was die Landschaftsarchitektur betrifft. Der zunehmend geforderte Einbezug in die Teambildung ist für den Berufsstand einerseits erfreulich – der Mehrwert der Landschaftsarchitektur ist mittlerweile bei vielen Bauherrschaften erkannt - andererseits schafft diese Entwicklung aber auch zunehmend Probleme, namentlich für die Architekten. Es gibt Anzeichen, dass das Instrument des Wettbewerbs überstrapaziert wird.

Braucht es wirklich für jeden Hühnerstall ein mehrstufiges Verfahren mit einem Team von Architekten, Baumanagern, Fassadenplanern, Haustechnikern, Bauphysikern und Landschaftsarchitekten? fragte BSLA-Vorstandsmitglied Stephan Herde einleitend. Monika Schenk, Mitglieder der Geschäftsleitung der Hager Partner AG und Mitglied der SIA Wettbewerbskommission 142/143 schilderte die Situation aus Sicht eines Büros, welches rund die Hälfte aller Aufträge direkt oder indirekt aus Wettbewerbsverfahren akquiriert. Anschliessend präsentierte Jean-Pierre Wymann, Inhaber des Büros Wymann Architektur in Basel und ebenfalls Mitglied der SIA Wettbewerbskommission 142/143 die sieben Regeln des fairen Wettbewerbs. In der anschliessenden Diskussion kristallisierten sich folgende Punkte heraus:

  • Angepasste Verfahren wählen: Der Teamgedanke wird oft überstrapaziert. Welche Kompetenzen in welchen Phasen nötig sind ist abhängig von der Aufgabenstellung. Offene Verfahren wären in manchen Fällen einfacher und würden das Lösungsspektrum erweitern.
  • Mehrfachbewerbungen haben auch Vorteile, die Nachteile überwiegen jedoch: Verfahrensunsicherheiten, Hindernis für junge Büros. Mehrfachteilnahmen sind verkappte Variantenstudien und werden abgelehnt.
  • Wettbewerbsbegleiter wählen oftmals nicht die besten Verfahren. Sie stehen zwar seitens Auslober unter Druck, lassen es aber oftmals an der nötigen Sensibilität fehlen. Eine Einschätzung, welche von den Architekten geteilt wird.
  • Jurymitglieder müssen sich ihrer Verantwortung bewusst sein. Sie stehen in der Pflicht, Auslober und Wettbewerbsbegleiter auf Unzulänglichkeiten in der Ausschreibung aufmerksam zu machen und ggf. die Konsequenzen zu ziehen.
  • Die kleinere Zahl von Landschaftsarchitekturbüros im Vergleich zu Architekturbüros kann für Architekturbüros mitunter eine Herausforderung darstellen. Viele jüngere oder noch weniger renommierte Landschaftsarchitekturbüros werden einfach nicht gefunden bzw. nicht angefragt. Die Auffindbarkeit muss verbessert, gleichzeitig müssen vielleicht aber auch die Architekten etwas flexibler werden.
  • Den Nachwuchs fördern ist eine wichtige Aufgabe des Wettbewerbswesens. Dies ist auch eine Aufgabe des Berufsverbandes. Es braucht nicht Einschränkungen, es braucht mehr Landschaftsarchitekturbüros, wobei natürlich auch hier gilt «Qualität vor Quantität».

All diese Punkte suggerieren eine schicksalhafte Abhängigkeit von Architekturwettbewerben. Vielleicht liegt gerade auch darin ein Problem. In vielen Fällen wäre durchaus auch die Trennung von architektonischen und landschaftsarchitektonischen Aufgaben und somit Verfahren zu prüfen.  Landschaftsarchitekten sollten vermehrt für eigenständige Verfahren einstehen. Nur so findet ein eigentlicher Wettbewerb unter den Landschaftsarchitektinnen und Landschaftsarchitekten statt. Nur so bleiben sie nicht das zierende Anhängsel zum Architekturentwurf. 

Architekten und Landschaftsarchitekten leiden – wenn auch aus unterschiedlichen Gründen – an Stresssymptomen, Raumplaner produzieren bedingt taugliche Wettbewerbsprogramme, Auslober wählen suboptimale Verfahren. Verbesserungen können nur gemeinsam erreicht werden. Der BSLA wird deshalb mit den betroffenen Berufsverbänden das Gespräch suchen.

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Le fait que, lors de candidatures dans le cadre de procédures de concours interdisciplinaires, les architectes paysagistes jouent fréquemment le rôle d’alibi est de plus en plus problématique. Les programmes de concours se prêtent à des interprétations variées, les uns offrant une plus grande latitude au cours de la phase de candidature, tandis que d’autres sont particulièrement rigides. Les capacités dont disposent les bureaux d’architecture paysagère sont limitées. Des refus en cas de demande d’architectes sont parfois mal compris. Dans ces cas, les architectes paysagistes risquent d’empêcher une candidature de la part des architectes, dans la mesure où ces derniers ne trouvent pas d’architecte paysagiste pour les assister. Le risque existe que, de ce fait, des concours sans participation d’architecte paysagiste aient à nouveau lieu, avec pour résultat que l’architecture paysagère perde de son importance. C’est ce processus qu’il s’agit d’empêcher.

Les concours et autres procédures de mise en concurrence n’incarnent pas seulement un bon moyen d’obtenir des mandats pour les architectes paysagistes, tandis que, en raison de la diversité des solutions, les maîtres de l’ouvrage bénéficient d’un éventail de propositions qui donnent matière à comparaison, et que cette démarche incarne également un instrument de promotion de la relève de la profession. Des procédures ouvertes offrent aux jeunes bureaux la chance de s’affronter à des bureaux expérimentés et d’obtenir des mandats dont ils auraient difficilement bénéficié sans participation à un concours. Malheureusement, la pratique des procédures par sélection préalable est de plus en plus répandue.

Ceci étant, il existe dans le domaine des concours divers points qu’il convient de revoir, notamment en ce qui concerne l’architecture paysagère. L’incorporation à une équipe, qui est de plus en plus exigée, est d’une part positive en ce qui concerne la profession – la plus-value offerte par l’architecture paysagère est entre-temps reconnue par nombre de maîtres de l’ouvrage –, même si, par ailleurs, cette évolution entraîne avec elle de plus en plus de problématiques, notamment en ce qui concerne les architectes. Il existe un nombre croissant de signes indiquant que l’instrument du concours est exagérément sollicité.

Une procédure à plusieurs degrés est-elle réellement nécessaire pour un quelconque poulailler, avec une équipe d’architectes, de gestionnaires de la construction, de concepteurs de façade, de techniciens et de physiciens du bâtiment, sans compter les architectes paysagistes ? Telle a été la question initiale formulée par le membre du comité Stephan Herde. Monika Schenk, membre de la direction du bureau Hager Partner SA et membre de la commission des concours 142/143 de la SIA a, quant à elle, évoqué la situation dans la perspective d’un bureau qui acquiert près de la moitié de tous ses mandats de manière directe ou indirecte sur la base de procédures de mises au concours. Ensuite, Jean-Pierre Wymann, propriétaire du bureau Wymann Architektur à Bâle et également membres de la commission des concours 142/143 de la SIA, a énuméré les sept règles d’un concours équitable. Dans le cadre du débat ainsi amorcé se sont cristallisés les critères suivants :

  • Choisir la procédure adéquate : la démarche visant à constituer une équipe est fréquemment excessive. Quelles compétences au cours de quelle phase sont-elles nécessaires, voilà qui dépend étroitement du programme. Des procédures ouvertes se révéleraient dans bien des cas plus simples et élargiraient le spectre des solutions.
  • Des candidatures multiples présentent certes des avantages, même si les inconvénients dominent : incertitudes quant à la procédure, frein en ce qui concerne les jeunes bureaux. Des participations multiples sont considérées comme des variantes cachées et font l’objet d’exclusions.
  • Les accompagnateurs d’un concours ne choisissent souvent pas la démarche optimale. Alors qu’ils sont sous pression de la part des organisateurs, ils font souvent preuve d’un certain manque de sensibilité. Il s’agit là d’une appréciation partagée par les architectes.
  • Les membres du jury doivent être conscients de leur responsabilité. Ils ont la tâche difficile de rendre attentif les organisateurs et les accompagnateurs du concours aux lacunes du programme et, si nécessaire, d’en tirer les conséquences.
  • Le nombre restreint de bureaux d’architecture paysagère en comparaison des bureaux d’architecture peut parfois poser problème. Nombre de bureaux d’architecture paysagère nouvellement créés ou encore peu connus ne sont par ailleurs tout simplement pas identifiés ou sollicités. Leur visibilité doit être améliorée, tandis que, en parallèle, les architectes devraient faire preuve d’un peu plus de flexibilité.
  • L’encouragement de la relève incarne une tâche importante dans le cadre des procédures de concours. Il s’agit là d’une tâche majeure de notre association professionnelle. Il n’est pas nécessaire d’imposer plus de restrictions, mais une augmentation du nombre de bureaux d’architecture paysagère, tout en respectant la règle de la priorité de la qualité sur la quantité.

Tous ces points suggèrent une relation de dépendance fatidique dans le domaine des concours d’architecture. Il est possible que la problématique réside précisément à ce niveau. Dans de nombreux cas, il conviendrait de vérifier si une séparation des programmes architectoniques et de ceux relevant du traitement paysager ne serait pas bénéfique, et de tester les procédures sur cette base. Les architectes paysagistes devraient être davantage sollicités dans le cadre de procédures autonomes. Ce n’est que de cette manière qu’il sera possible de mettre en concurrence les architectes paysagistes. Ce n’est qu’ainsi qu’ils ne se limiteront plus à servir de faire-valoir dans le cadre de projets d’architecture.

Les architectes et les architectes paysagistes – même si c’est pour des raisons différentes – souffrent de symptômes de stress, tandis que les aménagistes produisent des programmes de concours mal adaptés et les jurys sélectionnent des procédures peu optimales. Aussi, des améliorations ne pourront-elles être obtenues que dans le cadre d’une démarche commune. La FSAP entend dès lors mener des contacts avec les branches professionnelles concernées par cette problématique.

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